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L'avis de Laëtitia

Je suis maman de deux bambins de 6 et 3 ans. Dans notre foyer, nous avons toujours trié nos déchets, préservé l’eau, utilisé la voiture le moins possible, évité la surconsommation et le jetable. C’est donc tout naturellement que nous allions utiliser des couches lavables pour notre bébé.

Pas question de gaspiller autant d’argent pour du jetable, pas question de jeter 1 tonne de résidus de plastique, colle, solvant et autres produits chimiques et cancérigènes en tout genre. Et surtout, pas question de mettre cette cochonnerie sur la peau et donc dans le sang de notre petit bout, si frêle, si fragile !

Avant de nous lancer, nous étions quand même inquiets. On nous avait dit que les couches lavables engendraient une charge de travail conséquente, que nous allions rencontrer beaucoup de nombreuses fuites, que c’était compliqué à installer, que notre bébé aurait les fesses rouges et que pour sortir, c’était une galère.

Mais nous étions décidés. Nous ne voulions pas pourrir notre chouette planète de déchets supplémentaires, ne voulions pas faire subir toute la cochonnerie qui entre dans la composition des jetables à notre bout d’amour.

Alors nous sommes rentrés en contact avec une professionnelle pour le conseil et nous nous sommes lancés !

Les prédictions des détracteurs se sont avérées fausses ! Pas vraiment de boulot supplémentaire, trois machines par semaine au début mais nous lavions les couches avec le reste du linge. Pas de fuites puisque nous avons choisi un modèle de qualité, pas de mauvaises odeurs dans la poubelle ni sur le bébé (les couches jetables contiennent un exhausteur d’odeur : produit chimique déclenchant une odeur particulière et reconnaissable dès que le bébé urine ou transpire) et pas de soucis au niveau de la manipulation.

Une couche lavable, c’est un tissu absorbant (coton, chanvre, bambou) et un tissu imperméable (laine, polyuréthane, polaire).

Une couche jetable, c’est du polyacrylate de sodium (utilisé dans les tampons hygiéniques puis retirés de ceux-ci car associés au Syndrome du Choc toxique), du Tributyl Etain (perturbateur immunitaire et hormonal), de la dioxine (reconnue comme cancérigène par l’OMS)…

Les couches lavables sont réutilisables pour 3 enfants, peuvent être revendues… les couches jetables sont… jetables !

Exemple d’un budget couches (charges d’entretien comprises)

 

Couches lavables Couches jetables

1er enfant

2ème enfant

3ème enfant

600 à 1 000 €

0 €

0 €

1 500 à 2 000 €

1 500 à 2 000 €

1 500 à 2 000 €

Total 600 à 1 000 € 4 500 à 6 000 €

Malgré tous ces arguments en faveur des couches lavables, on peut être réticents aux lessives supplémentaires. Quand on vient d’accoucher, on veut dormir et non accumuler les tâches ménagères. Je conseille donc aux jeunes parents d’avoir un stock suffisamment important de changes lavables pour ne pas laver sans arrêt (environ 25 couches) et d’avoir sous la main, en dépannage, un paquet de couches jetables écologiques, le temps de trouver son rythme avec bébé à la sortie de la maternité.

Bien que plus écologiques que les couches jetables « classiques », ces couches ne sont pas totalement bio et restent jetables donc non réutilisables. Ici, pas de TBT, chlore, colle, solvants, dioxine, plastique…

La couche extérieure imperméable est constituée d’amidon de maïs sans OGM. Malheureusement, jusqu’à présent, je n’ai trouvé aucune marque sans SAP. Néanmoins, la dose est inférieure de 50 % par rapport aux jetables classiques et se trouve dans un noyau de cellulose non blanchi au chlore.

Elles peuvent être utilisées en dépannage mais ne sont pas, écologiquement parlant, une alternative idéale aux couches lavables.

Le plus écologique reste sans contexte l’hygiène naturelle infantile mais c’est un autre débat…

Le problème, c’est surtout le manque d’informations. On peut trouver de tout sur le marché des couches lavables et il est difficile de s’y retrouver. Les prix passent du simple au triple, les modèles, les tailles, les tissus… il y a de quoi s’y perdre !

Face à ce manque, j’ai décidé d’aider les gens dans leur choix, en fonction de leur budget, de leur mode de vie, de leurs envies et me suis lancée dans la grande aventure de  Au Clair de la Terre (Fermée en mars 2015)

Au clair de la terre

 

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